Prévention et dépistage

NOVEMBRE 2016 – Moi(s) sans tabac

L’opération « Moi(s) sans tabac » a été lancée par la Ministre en charge de la santé, et l’institut Santé publique France en partenariat avec l’Assurance maladie en mois_sans_tabacoctobre 2016. Cette grande campagne de communication a pour but d’informer, de préparer et de donner les outils (informations, kit d’arrêt gratuit disponible dans les pharmacies…) pour démarrer le départ du défi collectif d’un mois sans tabac à compter du 1er novembre 2016.

« Cette initiative, première du genre en France, consiste à proposer à tous les fumeurs d’arrêter de fumer ensemble, pendant un mois. En effet, après 30 jours d’abstinence, la dépendance est bien moins forte et le fumeur a cinq fois plus de chances d’arrêter définitivement. »

Retrouvez plus d’information sur le site dédié

A l’occasion de cette manifestation, l’Institut National du Cancer publie plusieurs documents d’informations et d’outils d’aide à l’arrêt du tabac pour les patients atteints de cancer.

PREVENTION ET DEPISTAGE

On distingue trois types de prévention :

  • Primaire : consiste à éviter que la maladie n’apparaisse en éliminant les facteurs de risque sur lesquels on peut agir.
  • Secondaire : surveiller l’apparition de la maladie et la prendre en charge le plus tôt possible pour mieux la soigner et la guérir. C’est le but du dépistage.
  • Tertiaire : consister à diminuer les séquelles et/ou conséquences de la maladie en les prenant mieux en charge et en les anticipant. C’est le cas des soins oncologiques de support.

Prévention primaire/agir sur les facteurs de risque des cancers

Un lien certain est établi entre cancers et certains facteurs relatifs à notre mode de vie dont les plus connus sont le tabac et l’alcool. Mais il faut également ajouter la sédentarité, l’obésité, certaines infections (hépatites B et C et papilloma virus), l’exposition aux rayons UV pour les cancers de la peau, sans oublier les facteurs génétiques.

Le tabac :

Le tabac arrive en tête de toutes les causes de cancers. Il serait responsable d’environ 1/3 des décès par cancer. Chaque année en France, 73 000 décès sont dus au tabac dont 44 000 décès par cancer. Le tabac joue un rôle reconnu dans 17 localisations de cancers et il est en particulier, responsable de plus de 8 cancers, principalement le poumon le larynx et la vessie.

Après avoir nettement baissé au début des années 2000, la consommation de tabac est repartie à la hausse en 2005. En 2011, près d’1/3 des 15-85 ans étaient fumeurs et 31,5 % des jeunes de 17 ans fumaient quotidiennement. Une situation préoccupante au niveau sanitaire.

L’alcool :

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’alcool représente la deuxième cause évitable de mortalité par cancer après le tabac. 15 000 décès par cancer sont attribuables à l’alcool, chaque année, en France. En 2012, la consommation d’alcool en France était estimée à 11,8 litres d’alcool pur par habitant en 2012, soit environ 2,5 verres de 10g d’alcool par jour ; classant la France en 5ème position au niveau européen. Même à faible dose, l’alcool augmente le risque de cancers. Consommer de l’alcool augmente le risque de développer certains cancers (bouche, pharynx, larynx, œsophage/voies aérodigestives supérieures), côlon-rectum, sein, foie et ce risque augmente avec la quantité d’alcool consommée. Il existe d’autres facteurs de risque très connus comme l’infection à papillomavirus pour le cancer du col ou l’infection par les virus de l’hépatite B ou C pour le cancer du foie.

Les experts considèrent que 4 cancers sur 10 pourraient être évités en modifiant certains de ces comportements. Ainsi, la prévention primaire contre certains cancers consiste à :

  • Adopter des comportements plus favorables à la prévention comme ne pas fumer, modérer sa consommation d’alcool, avoir une alimentation diversifiée et équilibrée, pratiquer une activité physique régulière et éviter l’exposition aux rayonnements UV.
  • Se faire vacciner et/ou prendre des précautions nécessaires pour ne pas attraper les virus associés au développement de certains cancers (hépatite B, papilloma virus).
  • Consulter un conseiller en oncogénétique si un risque familial est établi.

Pour en savoir plus sur tous les facteurs de risques, consulter les informations et vidéos mis en ligne par l’INCa.

Prévention secondaire/Dépistage

Le dépistage est une démarche qui vise à détecter, au plus tôt, en l’absence de symptômes, des lésions susceptibles d’être cancéreuses ou d’évoluer vers un cancer. L’intérêt du dépistage est de pouvoir ainsi détecter plus précocement un cancer, de mieux soigner le patient et de limiter la lourdeur des traitements et des séquelles éventuelles.

Il est aujourd’hui possible de dépister ou de détecter précocement certains cancers. Le type d’examen et la périodicité peuvent varier en fonction de l’âge et des antécédents personnels ou familiaux Lorsqu’une anomalie est décelée, des examens complémentaires plus approfondis sont alors nécessaires pour confirmer ou non la suspicion de cancer. Le résultat d’un test de dépistage n’est donc pas un diagnostic.

Le dépistage peut être réalisé soit dans le cadre d’un programme organisé par les autorités de santé publique et qui cible une tranche d’âge (cancer du sein, cancer colorectal), soit de façon individuelle à l’initiative du professionnel de santé ou du patient (cancer du col de l’utérus, de la prostate, de la peau).

Pour tout renseignement sur le dépistage organisé, contacter l’association de dépistage de votre département.