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RÉSUMÉ – Congrès National des Réseaux de Cancérologie 2016

Les 29 et 30 septembre 2016 s’est tenu le 7ème Congrès National des Réseaux de Cancérologie à Nantes.

Ce congrès est l’occasion de faire le point sur les actualités nationales et de présenter les actions de terrain mises en place par les différents réseaux de cancérologie.

Plusieurs thématiques ont été traitées lors de ce congrès et cet article ne prétend pas en relater l’exhaustivité.

Expertise/Thérapies ciblées/Innovation

L’expertise en cancérologie est un des éléments clés de la prise en charge des patients. Pour des pathologies rares comme les sarcomes, le Pr Jean-Yves Blay a montré qu’une prise en charge par un réseau spécialisé (ex de Netsarc) améliorait la survie des patients et diminuait le risque de récidive.

Pour développer l’expertise et améliorer la prise en charge  du cancer, de nouvelles techniques innovantes et recherche moléculaire/génomique offrent de nouvelles perspectives dans le traitement du cancer.

La mise en évidence d’altérations moléculaires dans les cellules cancéreuses a permis, en décrivant mieux la maladie, d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques et de développer des thérapies spécifiquement dirigées contre elles. La recherche clinique et notamment les essais cliniques de phase précoce ont un rôle important dans l’avenir pour le traitement des cancers que ce soit chez l’enfant, l’adolescent, l’adulte ainsi que les personnes âgées.

Lors du congrès, le témoignage d’un patient atteint d’un cancer du poumon métastasé a bien illustré les avancées dans ce domaine. Au diagnostic, ce patient avait un pronostic d’environ 3 mois de survie. Après recherche de mutations génétiques de la tumeur, le patient a pu bénéficier d’un traitement ciblé lié à une mutation de sa tumeur, dans la cadre d’un essai clinique. Trois ans après le diagnostic le patient est encore vivant…

Cependant, il ne faut pas « minimiser » l’impact psychologique des thérapies innovantes et de la biologie moléculaire chez le patient, comme l’a bien développé le Dr Sarah Dauchy, pendant ce congrès.

Par ailleurs, le Dr I Pellier expose le retard en oncopédiatrie concernant les thérapies innovantes. Peu d’essais cliniques sont ouverts aux enfants, adolescents et jeunes adultes (AJA). Chez l’enfant et l’AJA; un travail important sur l’efficacité des traitements mais également sur la réduction des séquelles (croissance, fertilité, …) est à faire. C’est dans ce cadre que l’INCa a lancé un appel d’offres pour la labellisation de centre d’essais précoces en pédiatrie. Un centre est notamment ouvert sur Nantes/Angers, le seul  dans l’ouest de la France.

Le Prix des médicaments

Un des freins à l’accès à l’innovation est le coût des médicaments anti-cancéreux. Les prix augmentent de plus en plus. Comme l’a décrit le Pr Jean-Paul VERNANT, le traitement du cancer coûtait 44 milliards de dollars en 2009. Il coutera entre 150 et 200 milliards de dollars en 2020. Pourquoi cet envol du prix des médicaments ? Les industriels avancent l’argument du coût de la recherche et développement.

Comment expliquer qu’un même traitement coûte 80 000€ par an aux Etats-Unis et 800€ par an en Egypte ? Pour le Pr JP Vernant, le prix des médicaments est déterminé par ce que le marché est capable de payer.

Éducation thérapeutique des patients. Soins de supports en cancérologie, soins palliatifs. Accompagnement du patient et des proches.

Des expérimentations ont été réalisées dans plusieurs régions pour améliorer les soins de supports et la qualité de vie du patient pendant sa maladie. Cela passe aussi par l’éducation thérapeutique, notamment pour les chimiothérapies par voie orale.

La mise en place de programmes d’éducation thérapeutique en cancérologie permet la formation des professionnels de santé dans l’accompagnement des patients et à ces derniers, de devenir des acteurs clés dans la prise en charge de leur maladie. Des ateliers touchant différents thèmes sont proposés aux patients, leur permettant ainsi d’améliorer leur qualité de vie ainsi que la communication avec leurs proches, ces derniers se sentant dès lors plus impliqués et moins exclus.

Outre la prise en charge de la maladie, l’accompagnement du patient et de ses proches est un élément très important pour le bien-être de la personne malade et de son entourage et une bonne réponse de la maladie aux traitements. Certains professionnels relatent la mise en place d’ateliers (bien-être, activités physiques, biographie hospitalière) destinés aux patients et témoignent des bienfaits de ces activités pour les patients. Cela est confirmé par les témoignages de patients.

Coordination dans le parcours de soins

Les infirmières de coordination en cancérologie – IDEC

Les missions des IDEC consistent à faciliter l’articulation entre les professionnels des soins de ville, les professionnels hospitaliers, les patients et leur entourage.

Leur rôle primordial dans la coordination du parcours a été souligné lors de plusieurs exposés, notamment en plénières. Ce rôle est d’autant plus important que le parcours en cancérologie se fait souvent sur plusieurs établissements et de plus en plus en ville avec les chimiothérapies par voie orale et l’Hospitalisation A Domicile (HAD) qui se développent.

Place du pharmacien dans la bonne prise en charge médicamenteuse

L’importance d’une consultation pharmaceutique a été mise en évidence lors de plusieurs présentations. Il a été dit que 4% des ordonnances comportaient des erreurs de prescriptions, avec des conséquences parfois lourdes.

Lors d’une étude menée en Rhône-Alpes, il a été montré que le surdosage était la cause la plus fréquente d’intervention pharmaceutique (changement traitement suite intervention pharmacien).

Lors d’une présentation en atelier par le Dr L Jovenaux, le rôle primordial du pharmacien a été rappelé dans la prévention du risque de survenue d’effets indésirables cardiologiques liés aux traitements anti-cancéreux.

Évolutions des structures de coordination

Plateforme Territoriale d’Appui (PTA)

Les réseaux territoriaux de cancérologie voient leur structuration modifiée par la mise en place des Plateformes Territoriales d’Appui. Ces plateformes regroupent des réseaux de santé (cancérologie, diabétologie, soins palliatifs….) et ont pour objectif d’être l’appui aux professionnels de premier recours pour la coordination des parcours « complexes » (poly pathologies, personnes isolées, enfants…). La polyvalence proposée par la PTA dépend des thématiques des réseaux territoriaux qui la constituent. Actuellement il y a 40 PTA en France.

Articulation Réseau Régional de Cancérologie (RRC) et Centre de Coordination en Cancérologie (3C)

En attente du cahier de charges décrivant les nouvelles missions des RRC et de 3C (Cahier des charges en arbitrage final au cabinet de la ministre de la santé), certains objectifs ont été rappelés par l’INCa et la DGOS. A priori, les nouvelles missions des RRC devraient intégrer certaines missions portées aujourd’hui par les 3C. Des rapprochements devront se faire entre toutes les structures de coordination régionale en cancérologie (oncogériatrie, oncopédiatrie…) autour du réseau régional. LA DGOS explique que ce cahier des charges devrait sortir sous forme d’instruction dans les semaines ou mois à venir.

Évaluation des pratiques des pratiques et des organisations

Le Dr F GRUDE de l’Observatoire du Médicament Bretagne/ Pays de la Loire a présenté un outil d’amélioration des prises en charge des patients en fin de vie. Le score PRONOPALL est un score prédictif à 2 mois dont l’objectif est d’évaluer l’indication ou la non-indication d’une chimiothérapie palliative. Il s’agit d’un outil d’aide à la décision. Des études portant sur l’analyse de survie en fonction du stade de la tumeur au moment du diagnostic, l’analyse processus sur tout le parcours de prise en charge du patient « patient » traceur, l’exhaustivité de passage en RCP des patientes atteintes d’un cancer du sein, le passage en RCP des patients atteints d’un cancer du côlon ont été respectivement présentées.

On retiendra que l’analyse de processus « patient traceur » est chronophage, mais riche en enseignements et apporte beaucoup au niveau qualitatif. La méthodologie est bien définie par la HAS, il faut identifier les étapes clés de la prise en charge du patient et les structures fréquentées tant en hospitalisation qu’en extrahospitalier (ambulatoire). Des entretiens avec le patient et les professionnels sont menés par une seule enquêtrice. L’étude présentée par Sophie Lesens (RRC Onco-Normand) porte sur 27 patients pris en charge sur 18 établissements/structures différents et il lui a fallu environ 6 mois de travail. Le plus difficile est de rassembler les informations qui sont éparpillées dans les différents services et/ou structures ; de trouver un patient « auditable » et qui accepte d’être interviewé et de pouvoir caler un rendez-vous au bon moment (avant sa sortie par exemple).

Quant aux études portant sur le passage en RCP, Anne Cowppli Bony note une nette amélioration de passage en RCP pour les cancers du sein entre 2007 et 2012 (94% versus 78%). Néanmoins, le taux de passage en RCP avant le premier traitement reste faible (39% en 2012 et 12% en 2007). Toutefois, il est de 70% en 2012 lorsqu’une chimiothérapie néo-adjuvente est indiquée.

La deuxième étude portant sur le même sujet a été présenté par Pascale Grosclaude du Registre des cancers du Tarn. Les résultats de cette étude interrogent sur les facteurs (a priori non prémédités) de passage ou non en RCP. En effet, les analyses statistiques ont mis en évidence des différences significatives entre différents groupes de la population étudiée. Il s’avère que les dossiers des femmes, des patients atteints d’un cancer métastatiques et des personnes âgées (>85 ans), des patients avec un indice de défaveur social élevé sont moins présents en RCP. Cette différence n’est pas mise en évidence pour certains types de cancers comme les mélanomes, les sarcomes ou les primitifs inconnus.

Retrouver le programme détaillé ainsi que les présentations du congrès sur le site du CNRC 2016 

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Référentiels labellisés, l’INca publie un appel à candidatures

Date limite de dépôt de candidature : 30 septembre 2016.

L’enjeu

L’harmonisation des pratiques professionnelles et l’accès à des soins de qualité pour tous les patients atteints d’un cancer est un des objectifs du plan cancer 2014-2019. En effet, l’évolution rapide des connaissances scientifiques dans le domaine de la cancérologie, la pluridisciplinarité dans la prise en charge de cette pathologie, les techniques innovantes et les différentes alternatives thérapeutiques exigent d’offrir à chaque patient, une proposition de prise en charge la plus adaptée à sa situation clinique et personnelle. Ceci passe par la mise à disposition des outils d’aide à la décision et des documents de référence, à travers les référentiels et recommandations de bonnes pratiques.

L’appel à candidature (AAC) de l’INCa

Fin mai 2016, l’INca a lancé un appel à candidatures pour l’élaboration de recommandations et référentiels de bonnes pratiques en cancérologie. Cet appel s’adresse à tout organisme spécialisé dans le domaine de la cancérologie : sociétés savantes, réseaux régionaux de cancérologie, réseaux nationaux ou internationaux de référence pour les cancers rares, conseils nationaux professionnels, etc.

Les thèmes prioritaires de l’AAC 2016

Le comité de programmation consultatif de l’INCa a identifié six thèmes prioritaires pour 2016 à savoir :

  • Prise en charge initiale du cancer de sein infiltrant non métastatique
  • Prise en charge initiale du cancer de l’ovaire
  • Prise en charge du cancer de la prostate : place des traitements locaux-régionaux
  • Prise en charge du cancer de la prostate : traitements systématiques en phase métastatique
  • Prise en charge du cancer colo-rectal
  • Prise en charge du myélome multiple

Un ou deux autres thèmes libres laissés au choix des postulants.

Les critères de choix des thèmes prioritaires sont : un besoin identifié d’harmonisation des pratiques notamment pour les cancers les plus fréquents,  un soucis d’accompagner au mieux l’arrivée d’innovations diagnostiques ou thérapeutiques, un moyen de répondre à une priorité de santé publique.

Description du processus et de la méthodologie

L’INCa a établi les modalités, les règles et la méthodologie que devra suivre le postulant qui souhaite porter l’un ou l’autre des référentiels ou recommandations ciblés ci-dessus.
4 types d’acteurs sont identifiés tout au long de la mise en œuvre de ce projet :

  • Le promoteur est un organisme ou un groupe disposant d’une entité morale : devra impérativement associer dans le projet (à minima) une société savante et un réseau régional de cancérologie, doit nommer un coordonnateur scientifique et un coordonnateur de projet, ce dernier pouvant être le même que le coordonnateur scientifique.
  • Le groupe de pilotage : est composé du représentant du promoteur, des coordonnateurs et des méthodologistes.
  • Le groupe d’experts :  groupe de travail pluridisciplinaire, composé de 10 à 15 personnes. Il rédige la première mouture du référentiel ou recommandation.
  • Le groupe de relecture nationale : est composé de 50 à 100 personnes et doit comprendre des professionnels de premier recours et des représentants des usagers.

Les étapes du projet sont également précisées par l’AAC de l’INCa, allant de la constitution du groupe de pilotage à la veille bibliographique et l’actualisation du référentiel.

La déclaration des liens d’intérêts (DI) est un préalable à toute démarche pour tout professionnel souhaitant participer à ce projet. Par ailleurs, l’INCa pourra exclure un membre proposé dans le groupe des experts, s’il estime que ce dernier présente un risque de conflits d’intérêts élevé. Ces personnes ayant des conflits d’intérêts pourront toutefois participer à la relecture. Pour vérifier votre niveau de conflits d’intérêts, consulter la grille de dépistage des conflits d’intérêts.

L’appel lancé aux membres et partenaires d’Oncobretagne

Le Réseau Régional de Cancérologie (RRC) de Bretagne “Oncobretagne” fait partie des RRC actifs dans l’élaboration des référentiels régionaux, avec un dynamisme et une synergie remarquables, grâce à ses différents groupes techniques et membres des Réunions de Concertation Pluridisciplinaire (RCP).
C’est dans ce contexte que nous vous proposons de vous investir dans cet AAC de l’INCa, individuellement ou collectivement. Vous pouvez proposer votre participation à titre personnel en tant qu’ expert ou relecteur, ou mobiliser vos sociétés savantes ou groupes experts dont vous êtes membres, pour construire un dossier de candidature à l’INCa, portant sur l’un ou l’autre des sujets proposés.

Si vous souhaitez participer à ce projet, contacter votre société savante/groupe experts et votre réseau régional de cancérologie

Pour tout savoir sur cet appel à candidatures, veuillez consulter les documents publiés par l’INCa.

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Le cancer broncho-pulmonaire : faut-il dépister ?

L’intergroupe francophone de cancérologie thoracique (IFCT), groupe multidisciplinaire d’experts médicaux francophones, et différentes sociétés savantes, dont la Société Française de Radiologie (SFR) et la Société d’Imagerie Thoracique (SIT), ont sollicité la Haute Autorité de Santé (HAS) pour une inscription à son programme de travail 2014 d’une « Evaluation du dépistage du cancer broncho-pulmonaire par scanner thoracique non injecté faiblement dosé ».

En effet, le cancer pulmonaire est au 4ème rang des localisations de cancer en France, avec environ 40 000 nouveaux cas en 2012.  C’est un cancer de mauvais pronostic avec des taux de survie parmi les plus faibles pour les tumeurs solides, le plaçant ainsi au premier rang des causes de décès par cancer en France et dans le monde.

Suite au rapport d’Orientation publié et adopté par la HAS dans sa décision signée du 20 janvier 2016,  la HAS estime qu’aux regard des données disponibles, le dépistage du cancer du poumon en France n’est pas pertinent aujourd’hui.

Intérêt d’un dépistage, six conditions préalables :

Avant de décider d’instaurer un dépistage pour une maladie donnée, plusieurs conditions doivent être réunies :

  • la maladie doit être détectable précocement
  • un examen de dépistage adapté doit être disponible
  • des traitements efficaces doivent pouvoir être rapidement proposés et mis en oeuvre
  • les personnes les plus à risque de la maladie doivent être facilement identifiables
  • le dépistage doit diminuer la mortalité
  • le dépistage doit présenter plus d’avantages que d’inconvénients.

Faut-il dépister les cancers broncho-pulmonaires ?

Le rapport de la HAS présente les conclusions d’une analyse des études randomisées disponibles au niveau international sur le sujet. Une dizaine d’essais randomisés ont été menés sur des personnes fortement tabagiques ou l’ayant été, comparant des groupes dépistés par scanner thoracique non injecté faiblement dosé, des groupes dépistés par radiographie thoracique et des groupes témoins composés de fumeurs non dépistés.
La littérature fait état d’études assez mal documentées, notant des difficultés dans l’inclusion des patients et des données manquantes ne permettant pas de conclure de façon évidente. De plus, les conclusions sont souvent divergentes.

A la lecture des différentes études et des connaissances ; le groupe d’experts émet les conclusions suivantes :

  • la maladie est difficilement détectable à un stade précoce car, le cancer du poumon a une évolution qui peut être rapide
  • les possibilités de traitements sont restreintes, même à un stade précoce de la maladie. Ils sont essentiellement chirurgicaux, lourds et réalisables dans certains cas uniquement (selon l’état général de la personne et les caractéristiques de la tumeur)
  • l’efficacité du dépistage du cancer du poumon par scanner thoracique à “faible dose” pour réduire la mortalité dans le contexte français n’est pas établie
  • la population cible est difficilement repérable car, il n’est pas facile d’identifier parmi les fumeurs, ceux à risque élevé de développer un cancer du poumon
  • l’analyse bénéfices/risques est ainsi en défaveur du dépistage car :
    • le scanner thoracique envisagé dans le cadre du dépistage reste un examen irradiant, même à faible dose
    • beaucoup d’anomalies non cancéreuses sont détectées, donnant lieu à des examens répétés ou à des complications parfois graves, voire mortelles suite à l’exploration de ces anomalies identifiées au scanner.

“C’est pourquoi la HAS conclut que les conditions ne sont pas réunies pour qu’un dépistage soit possible et utile.”

Quelle est la position des autres pays sur le sujet ?

A part les États-Unis où les recommandations émises sont en faveur d’un dépistage du cancer du poumon par tomodensitométrie “à faible dose” chez les individus fortement tabagiques, âgés de 55 à 74 ans ; les autres pays dont le Royaume Uni, le Canada et l’Australie ont la même position que celle de la France.

Face à la non pertinence du dépistage du cancer du poumon à ce jour, le plan cancer 2014-2019 met l’accent sur la lutte contre le tabagisme et la poursuite des recherches.

Des enquêtes menées en France métropolitaine en 2014 révèlent que près de 30% des adultes déclarent fumer au quotidien.  Le plan cancer 2014-2019 se fixe comme objectif de réduire de 10% le nombre de fumeurs d’ici 2019 pour lutter contre le cancer du poumon qui est lié dans 90% des cas au tabagisme. Pour ce faire, un Programme National de Réduction du Tabagisme 2014-1019 a été élaboré pour atteindre cet objectif du plan cancer.  Ce programme prévoit d’intensifier la sensibilisation auprès de jeunes afin qu’ils ne commencent pas à fumer (environ 80% des fumeurs ont commencé à fumer quand ils étaient mineurs) et met en place des mesures incitatives pour aider les fumeurs à arrêter la consommation de tabac.

Par ailleurs, l’aide à l’arrêt du tabac doit être accentuée pour les patients atteints d’un cancer. Si l’arrêt du tabac améliore le pronostic des patients et réduit les risques de second cancer primitif, il permet également de réduire les risques opératoires et les toxicités liées aux traitements contre le cancer.

 Pour en savoir plus :

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Référentiel SNOB – Version 2017

La Société de Neuro-Oncologie Bretonne (SNOB) a actualisé le référentiel régional en mars 2017 et l’a définitivement validé en octobre 2017.

Ce document est téléchargeable en intégralité et par chapitres dans la rubrique “Référentiels régionaux” située dans la colonne à droite du site.

Télécharger le référentiel régional SNOB

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Septembre en Or – Mobilisons nous contre les cancers de l’enfant

L’Institut Gustave Roussy (IGR) lance cette année la première édition de “Septembre en Or” en France, afin de mettre en lumière la lutte contre les cancers de l’enfant : ses besoins, ses espoirs, ses histoires et ses acteurs. Cela s’inscrit dans la lignée du mouvement “Gold in September” créé en 2012 aux États-Unis afin de sensibiliser sur le sujet et de continuer les progrès dans la recherche en cancérologie pédiatrique.

Pour soutenir la lutte contre les cancers pédiatriques et porter des messages, l’IGR invite à donc participer à ce mois de mobilisation via les réseaux sociaux notamment (photo avec élément doré, utilisation #SeptembreEnOr…).

Plus de renseignements sur le site internet de Septembre en Or

 

Septembre_en_Or

 

Bien que le cancer pédiatrique reste une maladie rare, 2500 enfants et adolescents en sont atteints chaque année en France et environ 500 en meurent.

Dans les dernières décennies, de nombreuses avancées médicales ont été faites, permettant aujourd’hui à 80 % des enfants et adolescents atteints d’un cancer d’être considérés comme guéris, 5 ans après le diagnostic.

Ces progrès sont dus essentiellement à l’introduction de chimiothérapies de plus en plus efficaces, à des collaborations entre différents spécialistes impliqués dans la prise en charge thérapeutique, à une harmonisation des procédures de traitement à l’échelon national voire international et au développement de la recherche.

Cependant, encore un enfant sur 5 ne guérit pas de son cancer et près de deux tiers des enfants guéris ont des séquelles cardiaques, neurologiques, motrices…

Dans le plan Cancer 2014-2019, des actions spécifiques concernent les enfants, adolescents et jeunes adultes comme par exemple :

  • Action 2.14 : “harmoniser l’organisation des dispositifs de double lecture des prélèvements tumoraux entre les différents cancers rares de l’adulte et mettre en place un dispositif de double lecture des tumeurs solides malignes de l’enfant” ;
  • Action 2.15 ” identifier et labelliser des centres de référence au nivea national pour les prises en charge des enfants présentant des tumeurs rares” ;
  • Action 8.2 “structurer le suivi de long terme des enfants et adolescents pour anticiper et suivre les effets secondaires éventuels des traitements du cancer”. 

Une synthèse thématique “Répondre aux besoins des enfants, adolescents et jeunes adultes atteints de cancer” figure à la page 132 du document.

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Référentiel régional digestif – R2CD (Version 2015)

Le Réseau Régional de Cancérologie Digestive (R2CD) a actualisé le référentiel régional digestif en octobre 2015, cette mise à jour ayant été validée en juin 2016.

Ce document est téléchargeable en intégralité et par chapitres dans la rubrique “Référentiels régionaux” située dans la colonne à droite du site.

Télécharger le référentiel régional Oncologie digestive – Version 2015

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Lu et résumé pour vous – Les cancers en France en 2015

L’institut National du Cancer (INCa) vient de publier un rapport intitulé “Les cancers en France en 2015/ Edition 2015”. Ce rapport présente un panorama des connaissances et des données actualisées sur la situation des cancers en France pour l’ensemble des thématiques du cancer à savoir, l’épidémiologie, la prise en charge, les facteurs de risque, les essais cliniques, etc…

Oncobretagne vous fait un résumé de ce rapport.

Epidémiologie des cancers

Incidence

En 2015, chez les adultes, le nombre de nouveaux cas de cancer en France métropolitaine est estimé à environ 385 000 (210 000 chez les hommes et 175 000 chez les femmes). Entre 2005 et 2013, l’incidence annuelle des cancers tend à diminuer  (-1,3% chez les hommes et  ralentissement de la progression chez les femmes : + 0,2% entre 2005 et  2015 versus + 1,6% entre 1980 et 2005).

Chez l’enfant de moins de 15 ans, l’incidence annuelle des cancers est estimée à 1750 nouveaux cas par an en moyenne (1 enfant sur 440 sera atteint d’un cancer avant 15 ans). Chez l’adolescent de 15 à 19 ans, l’incidence annuelle est d’environ 800 nouveaux cas par an.

Mortalité

Le taux de mortalité diminue chez les hommes et chez les femmes entre 2005 et 2012. Le nombre de décès par cancer estimé est de 149 500 pour l’année 2015 .

Prise en charge des cancers

Les métiers de la cancérologie : évolution de la démographie

En 2014, on compte 845 oncologues médicaux (+62% depuis 2003) ; 830 radiothérapeutes (+35 % depuis 2003) et 1 566 anatomopathologistes (-4% depuis 2003 mais en progression de 4,3% entre 2012 et 2014).

Indicateurs de qualité

La prise en charge en cancérologie s’est notamment améliorée grâce aux Réunions de Concertation Pluridisciplinaires (RCP) : en 2014, environ 820 000 dossiers patient ont été discutés en RCP et plus de 200 000 Programmes Personnalisé de Soins (PPS) ont été rédigés.

Ces chiffres ne sont pas exhaustifs car la traçabilité des documents est difficile, en particulier pour les PPS.

Types de traitements

En 2014 on compte près de 450 000 hospitalisations pour une chirurgie de cancer, dont   23% en ambulatoire (contre 16.7% en 2010). On dénombre environ 2 300 000  séances de radiothérapie et 250 000 séjours de chimiothérapie.

Essais cliniques

43 000 patients ont été inclus dans des essais cliniques en 2014, soit une augmentation de 72% par rapport à 2013 . En effet, la recherche clinique est une priorité du plan cancer 2014-2019 et elle est notamment déclinée par l’action 5.2. Cette action cible comme objectif l’inclusion d’au moins 50 000 patients par an dans des essais thérapeutiques d’ici 2019.

Le rapport présente également d’autres points des évolutions en terme d’organisation de l’offre de soins en cancérologie : des données concernant les plateformes de génétique moléculaire et des consultations d’oncogénétiques sont décrites.

 Les dépenses

Quelques chiffres clés des dépenses liées à la prise en charge des cancers en 2014 sont publiés dans ce rapport de l’INCa :

  • 5,349 milliards d’euros de dépenses liées à la prise en charge “motivée” par la cancer dans les établissements de court séjour
  • 1,597 milliards d’euros relatives aux molécules anticancéreuses facturées en sus
  • 1,433 milliards d’euros de dépenses pour les médicaments anti-cancer délivrés en ville et administrés par voie orale

Et l’après cancer? Focus sur le droit à l’oubli

Mesure phare du plan cancer 2014-2019, le “droit à l’oubli” (protocole d’accord signé en septembre 2015) introduit 3 dispositions destinées à faciliter l’accès à l’assurance emprunteur, pour les individus présentant un risque aggravé de santé.

Ainsi, les personnes ayant eu un cancer avant l’âge de 18 ans n’auront plus à le déclarer cinq ans après la fin du protocole thérapeutique. Quant aux adultes ayant eu un cancer, ils n’auront pas à le déclarer dix ans après la fin des traitements actifs du cancer. De plus, cette durée de 10 ans pourra être réduite pour certains types de cancers dont une grille de référence sera établie et régulièrement mise à jour.

Qu’en est-il des facteurs de risque comportementaux ?

Tabac

Le tabac est responsable de 47 000 décès par an, soit 30% de la mortalité par cancer. Il est le 1er facteur de risque évitable de cancer. La prévalence tabagique en France reste élevée (1/3 des français âgés de 15 à 75 ans se déclarent fumeurs) mais elle semble se stabiliser en 2014.

Alcool

9.5% de la mortalité par cancer, soit 15 000 décès, sont imputables à la consommation excessive d’alcool. La consommation d’alcool en France est l’une des plus élevées d’Europe. En 2014, la consommation quotidienne concerne 10% de la population âgée de 18 à 75 ans.

 

Retrouvez le rapport complet sur le site de l’INCa.

 

 

 

 

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Anticancéreux par voie orale

L’Institut National du Cancer (INCa) met en ligne 4 nouvelles recommandations à destination des professionnels de santé sur la prévention et la gestion des effets indésirables liés à certains médicaments anticancéreux per os, dans le traitement des cancers du poumon et de la peau.

Télécharger les nouvelles recommandations :

 

Pour plus d’informations, accéder à l’ensemble des recommandations INCa concernant les anticancéreux par voie orale

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Portail unique d’appels à projets – Recherche en Santé

Un portail unique d’appels à projets (AAP) a été mis en ligne afin de permettre aux chercheurs et autres professionnels concernés d’accéder via une ressource unique à l’ensemble des appels à projets publics français concernant la recherche en santé.
Le portail permet d’accroître la lisibilité de l’offre de financement au bénéfice des équipes de recherche en santé.

 

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INCa : Survie des patients

L’Institut National du Cancer publie, avec le réseau Francim des registres des cancers, le service de biostatistique des Hospices civils de Lyon (HCL) et l’Institut de veille sanitaire (InVS), le troisième rapport sur la survie des personnes adultes atteintes de cancer en France métropolitaine.

Les tendances observées montrent une amélioration de la survie à 5 ans pour la plupart des cancers sur la période étudiée.

Retrouver les deux parties du rapport d’étude :

 

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